Lorsque l'on revient de voyage, on ne sait jamais trop comment raconter son aventure. On se souvient plus de certaines visites, des lieux nous échappent et on raconte tout dans le désordre. Alors on se dit : « Nous allons regarder les photos et je les commenterai ! »
Pour le voyage transeuropéen, nous sommes revenus avec 7798 photos, alors pour un diaporama, il faudra prévoir un casse-croûte!
Notre périple à débuté par Londres. Cette ville qui ne dort jamais à ébloui les élèves comme les accompagnateurs par son bouillonnement culturel et son rythme de vie trépidant. Dans ce grand tourbillon, l'excitation de groupe d'un début de voyage passait quasi inaperçu. Nous étions survoltés et tant mieux car le planning était chargé. Plusieurs visites au programme : musées, la ville, des quartiers typiques, Chelsea... Nous avons marché des kilomètres de monuments en monuments, nous avons même suivi la trace de Jack the Ripper, la nuit tombée. Parlons-en de la nuit, la dernière à Londres fût plus courte encore que les autres. En effet, départ en cabs à 5h du matin pour Luton Airport. Direction Prague...
Praha. L'immortelle. Nous avons eu la chance de vivre Prague sous la neige. Chance pour les uns et désespoir pour certains frigorifiés d' entre nous. Il ne faut pas oublier l'origine de la plupart de nos compagnons, surtout ici, dans un pays qui est resté si longtemps fermé à l'immigration. Je crois que de tout ce voyage, c'est ici, à Prague, que les repères socio-culturels de nos jeunes furent les plus ébranlés. Ces contrastes météorologiques et culturels furent néanmoins vite oubliés par la rencontre de plusieurs jolies filles très accueillantes ! Chaque jour de plus en plus déboussolés par la vie Praguoise, nous étions heureux de rentrer à l'auberge, sans doute beaucoup plus confortable que celle de Londres.
Un périple aussi important ne se fait pas sans inconvénient. Encore les bagages, un maigre casse-croûte et, cette fois-ci, 6 heures de train. Pour Berlin, c'est un moindre effort !
Pour décrire Berlin, il faut plus d'une page. Cette ville est un phœnix qui renaît de ces cendres, mais d'une façon exponentielle. Elle est à la fois accomplie et affirmée, et à la fois en chantier ! Berlin est une ville éternelle. Ici, je crois que nous n'avons pas seulement été impressionnés, nous avons été dépassé, voire transcendé ! L'impressionnante Hauptbanhof, l'indescriptible parlement, la Postdamer Platz, les couleurs de façades, de cheveux, de peaux... Berlin est une ville libérée.
La visite de certains sites et musées nous ont rappelé la bouleversante histoire mondiale dont Berlin fût l'épicentre. Cette tragédie, pourtant encrée dans la mémoire collective, semble ne pas affecter la vie sociale des Berlinois. La vie nocturne est mouvementée. Les bars, cafés branchés, galeries d'art et discothèques vivent à pleine allure et les rues sont animées d'une ambiance que mes mots ne savent pas décrire. Tout comme notre auberge (on y revient toujours), ouverte 24h sur 24, 500 logeurs de tout les pays, un service, une restauration et des chambres au top : Berlin c'est à vivre en 3D !
00h06, train couchette en direction de Bruxelles. Encore une petite nuit... Changement de train à Köln, 6heure du matin et arrivée Gare du nord (Bruxelles) à 9h 30. Direction le métro, c'est là que j'ai croisé Benoît Poelvoorde. Bref... « Nous sommes tous très épuisés, mais après le déjeuner nous irons nous balader en ville. » Notre séjour à Bruxelles s'est fait sous le signe de la rencontre. Nous avons visité le parlement européen et bien discuté avec l'attachée parlementaire de notre député M. Pribetich. Nous avons rencontré des étudiants qui nous ont sorti pour une promenade en ville. Nous avons eu aussi la chance de faire connaissance avec Tintin, Milou, Gaston, Lucky Luke, Spirou, Grand Schtroumph, Boule et Bill... Nous avons bien apprécié la convivialité des Bruxellois, ils sont très chaleureux et avenants. Pour finir en beauté, comme les repas ont eu une importance capitale dans notre séjour, nous avons fini ce voyage par un repas gastronomique au musée de la B.D. Bruxelles fût un vrai un régal !
Un voyage culturel à 100 à l'heure qui en apprend beaucoup sur chacun de nous même et brise le train-train quotidien
Au fait, à quelle heure mange t-on ?
Frédérick Gagné
Derniers Commentaires